Je ressens une joie toute particulière en voyant aujourd’hui aboutir une succession qui était restée sans issue pendant treize ans. Il m’aura fallu deux mois pour dénouer la situation et obtenir la signature des actes.
Lorsque cette famille m’a confié son dossier, j’ignorais combien de temps il faudrait pour parvenir à le débloquer. La situation était complexe. Elle faisait intervenir un légataire universel résidant au Japon, plusieurs particularités juridiques et un dossier qui, au fil des années, s’était progressivement figé.
Cette expérience est venue confirmer une conviction qui guide aujourd’hui chacune de mes missions.
Une succession est rarement bloquée parce que le droit ne permet plus d’avancer. Le plus souvent, elle l’est parce que personne n’a repris le temps d’en comprendre l’histoire dans son ensemble.
Chaque mission débute donc de la même manière. Je commence toujours par une phase d’analyse approfondie, au cours de laquelle je rassemble l’ensemble des éléments du dossier. Mon objectif n’est pas de rechercher immédiatement une solution, mais d’identifier les véritables points de blocage. C’est seulement lorsque ceux-ci apparaissent avec clarté qu’il devient possible de construire une stratégie cohérente et de coordonner efficacement les différents professionnels qui interviennent autour de la famille.
Dans cette succession, les difficultés sont apparues beaucoup plus rapidement que je ne l’espérais. La suite n’aurait toutefois pas été possible sans le concours d’un notaire particulièrement réactif, rigoureux et engagé, avec lequel nous avons partagé la même volonté d’aboutir.
Contrairement à ce que l’on imagine, le droit des successions est une matière profondément structurée. Les règles existent, les solutions aussi. À chaque étape, plusieurs chemins peuvent être envisagés : accepter immédiatement une succession ou prendre le temps de réfléchir, demander un paiement différé ou fractionné des droits, conserver un bien ou le vendre, procéder au partage ou demeurer provisoirement en indivision, solliciter l’attribution préférentielle d’un bien, renoncer à une succession ou encore organiser les modalités de paiement d’une soulte.
Encore faut-il savoir que ces possibilités existent.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans mon métier. Maîtriser ces sujets ne consiste pas seulement à connaître les textes. C’est être capable de les rendre accessibles, d’en expliquer les conséquences avec des mots simples et de permettre à chaque famille de prendre ses décisions en pleine connaissance de cause. Je crois profondément que la compréhension redonne de la liberté. Lorsqu’une famille comprend enfin ce qui s’offre à elle, elle cesse de subir les événements et retrouve la capacité de choisir son avenir.
Treize années pendant lesquelles les héritiers sont restés dans l’incertitude, sans pouvoir disposer librement de leur maison familiale à Saint-Tropez. Treize années qui s’achèvent aujourd’hui.
Au-delà d’un dossier de succession, ce sont deux personnes qui vont enfin pouvoir avancer, vendre cette maison si elles le souhaitent et ouvrir un nouveau chapitre de leur histoire.
C’est précisément pour ces instants que j’ai finalement choisi de conserver cette activité au sein de Lodge Family. Je la vois aujourd’hui se développer grâce aux recommandations des familles que j’ai eu la chance d’accompagner, et je ne connais pas de plus belle marque de confiance.
Car il y a, dans la sérénité retrouvée d’une famille, une forme de beauté qui me rappelle chaque jour pourquoi j’ai choisi ce métier.